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Les troubles du comportement alimentaires (TCA) sont divers. Certains sont liés à la surconsommation d’aliments, c’est le cas du grignotage, de la boulimie, de l’hyperphagie, du NED (compulsions alimentaires nocturnes), les compulsions alimentaires… D’autres sont liés au contraire à une restriction alimentaire : l’anorexie mentale, l’anorexie dépressive, les phobies alimentaires… Parfois elles s’associent entre elles.

A long terme, ces TCA – appelés également troubles des conduites alimentaires – peuvent avoir des conséquences graves sur notre santé, notre bien être et notre vie sociale.

Comment cela commence ?

L’environnement familial peut être à la source des TCA. En effet, certaines personnes peuvent grandir avec une relation à la nourriture faussée : manger des sucreries pour se réconforter, se priver de nourriture pour perdre du poids… Certains facteurs psychologiques comme le besoin de contrôle, le manque affectif, une faible estime de soi ou certains traumatismes peuvent être aussi à l’origine de ce trouble ou l’accentuer.

Très souvent, ces troubles du comportement alimentaire sont associés avec d’autres problématiques de santé comme l’anxiété, la dépression, certaines addictions (drogue, alcool, tabac) ou la difficulté à gérer les émotions négatives.

Il faut prendre en main ces TCA le plus vite possible car souvent ils sont mêlés à une grande détresse psychologique.

Comment gérer ces TCA ?

Bien évidemment, elles varient selon chaque personne. Il n’y a pas de solutions miraculeuses pour accompagner ces troubles. Quoiqu’il en soit l’accompagnement devra se faire sur plusieurs niveaux : psychologique, émotionnel et nutritionnel.

En parallèle d’un suivi psychologique, un accompagnement plus pratique comme la sophrologie ou la naturopathie sera d’une aide précieuse à condition de trouver le thérapeute qui vous convient et en qui vous aurez totalement confiance.

Il s’agira ici d’avoir une vision holistique de la personne et de ne pas seulement s’attarder aux symptômes. Pour accompagner ces troubles du comportement alimentaire, il faudra en effet s’attacher à toutes les dimensions de l’être : physique, mental et émotionnel.

Dans un premier temps, il est très important d’expliquer à la personne les risques physiologiques encourus en cas de troubles du comportement alimentaire qui durent. La personne doit prendre conscience des risques et se motiver pour appréhender une nouvelle hygiène alimentaire.

Les carences

Dans la majorité des cas, les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire sont dévitalisées, carencées en nutriments, minéraux et vitamines avec notamment :

  • Carence en acides gras essentiels qui ont des propriétés anti-inflammatoires et qui assurent entre autres un bon fonctionnement de notre cerveau, du système cardiovasculaire, une bonne élasticité cutanée… Ils jouent également un rôle dans la régulation du cholestérol.
  • Carence protéique : les protéines jouent un rôle structurel au niveau des cellules. Cela va entrainer une détérioration de la masse musculaire et des fonctions musculaires. Elles sont un composant de l’ADN, elles régulent certaines hormones, elles jouent parfois un rôle d’enzyme et ont ainsi une action indispensable dans certaines réactions chimique de l’organisme…
  • Carences hormonales.

Dans un premier temps, il faudra établir un bilan de ces carences nutritionnelles par le biais de dosages : notamment vitamines B12, vitamine B9, vitamine D, calcium, potassium, zinc, magnésium, acides gras essentiels…

Assainissement du système digestif

Beaucoup d’études ont démontré le lien entre les troubles digestifs et les déséquilibres du système nerveux. Notre écosystème intestinal est notre deuxième cerveau. Le microbiote intestinal contient plus de 100 000 milliards de micro-organismes, soit dix fois plus que le nombre de cellules de l’organisme. Comme le cerveau, l’intestin contient des neurones au nombre de 200 millions. La fonction principale de ces neurones est de réguler les fonctions digestives, c’est-à-dire l’absorption et le transport des aliments.

Notre tube digestif est aussi capable d’influencer notre cerveau en particulier en modulant nos émotions. Ainsi, un dysfonctionnement de notre tube digestif peut entrainer ou favoriser certaines maladies dont les troubles du comportement alimentaire. L’essentiel des catégories de neurotransmetteurs s’y trouve. Un neurotransmetteur est une molécule chimique libérée par un neurone et qui va permettre ainsi le passage de l’information d’un neurone à un autre. La carence ou l’excès de ces neurotransmetteurs va entrainer une détérioration de la communication entre neurones et des troubles d’ordre cognitifs et physiques. Les principaux neurotransmetteurs sont la dopamine, la sérotonine, l’acétylcholine, le GABA. L’intestin génère plus de 80% de la sérotonine cérébrale, 60% de la dopamine cérébrale et 50% du Gaba. D’où l’importance d’avoir de bons intestins.

Plusieurs études ont démontré aussi que chez les personnes souffrant de TCA, le niveau de sérotonine pourrait se détériorer. Des études suggèrent que la sérotonine agirait au niveau de la satiété et de la faim. Une baisse en sérotonine entrainerait également une envie de sucré car les aliments sucrés stimulent la production de sérotonine. Ainsi, souvent une compulsion alimentaire sucrée est le signe d’une carence en sérotonine.

Vous l’avez compris, l’équilibre des neurotransmetteurs est primordial pour ces TCA et pour une bonne santé en général. Mais cela fera l’objet d’un prochain article avec toutes les solutions naturelles pour les équilibrer.

L’aspect émotionnel est essentiel dans la gestion des troubles du comportement alimentaire

Ces troubles sont souvent liés au fait que la personne a du mal à habiter son corps physique. Il y a tout un travail à faire pour réconcilier le corps et l’esprit. Il est nécessaire de s’attarder sur ses émotions. Pendre conscience de ces dernières et en parler est primordial. On peut les trouver parfois gênantes et invalidantes mais chercher à refouler nos émotions est une erreur. Il est au contraire essentiel de leur accorder de l’attention pour arriver à s’en servir pour mieux vivre notre vie. Si nous ne contrôlons pas une émotion qui surgit, nous pouvons en revanche contrôler notre manière d’y réagir. En effet, c’est lorsque les émotions sont mal gérées que cela va entrainer un déséquilibre entre le corps et l’esprit. En se libérant des émotions négatives comme la peur, la colère, la tristesse… cela va permettre de ne pas ancrer ce négatif dans chacune de nos cellules.

Plusieurs solutions s’offrent à nous pour gérer nos émotions :

Les fleurs de Bach

Une que j’affectionne particulièrement et que j’utilise lors de mes accompagnements est les fleurs de Bach. J’ai consacré un article aux fleurs de Bach que vous pouvez retrouver ici. Pour les troubles du comportement alimentaires j’utilise souvent les suivantes :

  • Noyer : il nous aide à prendre de la distance avec certains comportements inadaptés.
  • Pommier sauvage : lorsque la mauvaise image que l’on a de son corps nous pousse à des comportements alimentaires néfastes. Elle aide à l’acceptation de soi.
  • Le marronnier blanc : aide à se libérer des schémas répétitifs et des mêmes erreurs dans la manière de nous alimenter.
  • Centaurée : pour plus de confiance en soi, savoir poser ses limites et ses besoins alimentaires.

Les huiles essentielles

Elles peuvent être d’une aide précieuse pour gérer les troubles du comportement alimentaire.

Certaines vont nous apporter calme et paix intérieure :

  • Huile essentielle de lavande officinale
  • Huile essentielle de petit grain bigarade
  • Huile essentielle de camomille romaine

D’autres vont vous permettre de lutter contre le grignotage ou les compulsions alimentaires :

  • Huile essentielle de cannelle pour le grignotage : en infusion, ajouter 1 goutte à votre thé ou tisane.
  • Huile essentielle de pamplemousse (en inhalation avec le flacon ou quelques gouttes dans un mouchoir).

Attention les huiles essentielles peuvent être toxiques si elles sont mal utilisées. Pensez toujours à demander conseil auprès de votre naturopathe ou votre pharmacien avant de les utiliser.

La Sophrologie

La sophrologie est particulièrement adaptée pour accompagner les troubles du comportement alimentaire. La sophrologie, technique psycho-corporelle basée sur la respiration, la relaxation musculaire et des visualisations positives, en améliorant la connexion corps esprit, va s’avérer être un outil puissant pour combattre ces troubles du comportement alimentaire. La sophrologie, ne fais pas grossir ou maigrir, mais elle va permettre une meilleure gestion des émotions, une meilleure acceptation de son corps, un lâcher- prise. Elle va donner des outils à la personne pour mieux réagir face à ces troubles.

En conclusion, je dirais que, lorsque je reçois une personne souffrant de TCA, je sais que pour cette dernière, franchir la porte de mon cabinet est déjà une étape énorme. L’alliance thérapeutique, c’est-à-dire le lien, la relation que le patient et le thérapeute bâtissent à deux pour avancer dans le travail thérapeutique est primordial. J’ai à cœur d’accueillir ces personnes avec bienveillance et empathie, de les sécuriser afin qu’ils se sentent en confiance et puissent s’exprimer librement. N’hésitez pas à me contacter si vous aviez des questions.

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